L’avis favorable de la commissaire-enquêtrice

En novembre dernier, la commissaire-enquêtrice chargée de l'enquête publique sur le projet de modernisation du stade Roland-Garros a rendu un avis favorable, concluant que ce dernier « devrait finalement fédérer, car il a su évoluer dans les meilleures conditions possibles, au regard de son histoire, des lieux et des choix réalisés, et dans le respect des lois ». Ce qu’il faut retenir...
1 165 courriers et observations du public : c’est à la lumière de ces nombreux documents que  la commissaire-enquêtrice chargée de l'enquête publique sur le projet d'extension de Roland-Garros sur les serres d'Auteuil, a rendu un avis favorable le mercredi 13 novembre 2014.
 
Dans son avis, elle s'attache particulièrement à dissiper les inquiétudes de certaines associations concernant la destruction d'une partie des serres du jardin d’Auteuil, afin d’y construire un nouveau court semi-enterré de 5 000 places.
 
« Le court des serres, explique-t-elle, n'impacte pas l'ordonnancement du jardin à la française des serres historiques inscrites de Formigé ». Quant aux « serres chaudes et techniques » qu'il viendra remplacer, elles n'avaient « qu'une “fonction de support” par rapport aux serres principales ».
 
Un court qui va contribuer au  renouveau du jardin botanique
 
« En réalité, ajoute-t-elle, ce nouveau court, de par sa conception même, participera pleinement au projet de renouveau du jardin botanique entrepris par la Ville de Paris. »
 
Quant aux craintes à propos du déménagement des collections botaniques des serres d'Auteuil, « elles sont infondées, explique la commissaire-enquêtrice, et les impacts du projet, à la fois au niveau du chantier et en période tournoi sont maîtrisés ».
  
Complexité technique et juridique
 
La commissaire-enquêtrice évoque aussi  les nombreux inconvénients de la solution alternative à cette destruction des serres proposée par les associations, à savoir la couverture partielle de l'autoroute A13.
 
Par ailleurs, elle souligne sa complexité technique et juridique, ainsi que son coût et la longueur de la procédure. Cette solution, estime-t-elle, n'est « pas (...) appropriée aux enjeux liés à la modernisation du stade de Roland-Garros. »
 
Comparaisons avec Wimbledon, l’US Open et l’Open d’Australie 
 
Autre critique formulée par les détracteurs du projet : celui-ci ne permettrait qu'une extension réduite du site, en le faisant passer de 8,6 hectares à 11,16 hectares (périmètre pendant le tournoi) soit beaucoup moins que Wimbledon (Royaume-Uni), l'US Open à New York  et surtout l'Open d'Australie.
 
« Wimbledon, explique la commissaire-enquêtrice, (...) présente (...) des surfaces très proches, si l'on soustrait les zones d'entraînement et de stationnement attenant au site, que n'intègre pas le stade parisien en son sein ».
 
Il est vrai que les organisateurs de l’US Open et de l’Open d’Australie proposent à leurs publics, qui en sont friands, animations et spectacles sans relation directe avec les matchs de tennis. De ce point de vue, le public de Roland-Garros, majoritairement composé de véritables amateurs de tennis, n’est
 
pas en demande vis-à-vis d’animations extra-tennis – il est en cela assez proche de celui de Wimbledon. 
 
 
Cet avis favorable est assorti d’une réserve et de 4 recommandations
 
Pour ce qui est de la réserve, il s’agit  d’officialiser au moyen d’un engagement ferme signé par la Fédération Française de Tennis, la durée de privatisation du « carré japonais » situé au Nord du futur « court des serres » à 6 semaines pour la période du tournoi, afin de permettre au public d’en avoir une jouissance plus longue – le reste du périmètre d’occupation du jardin des Serres d’Auteuil restant fixé à 9 semaines.
 
Une Fédération à l’écoute
 
Début décembre 2014, le comité de direction de la FFT a autorisé le Président de la FFT à prendre l’engagement de réduire la durée d’utilisation du « Carré Japonais » et à donner une suite favorable aux recommandations de la commissaire-enquêtrice.
 
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